Juillet 2020 - Plan de relance

Dans ce contexte inédit lié à la gestion de la pandémie du Covid-19, nous avons tenu notre Assemblée Générale le 12 juin dernier, avec un sentiment partagé entre optimisme, la situation sanitaire s’améliorant concrètement et nous permettant de nous réunir en présentiel en respectant les gestes barrières, et fortes préoccupations liées aux conséquences du confinement et aux changements que cela engendre globalement pour l’économie, les entreprises, les modèles d’affaires, avec à la clé des impacts directs sur les stratégies des entreprises et peut-être même, malheureusement, pour certaines d’entre elles sur leur pérennité, sans compter les conséquences induites par les modifications des habitudes et des modes de vie.

C’est donc un environnement d’une grande complexité qui se dresse devant nous, avec de nombreuses inconnues.

 

Malgré tout, le confinement a montré que le secteur alimentaire est essentiel pour notre pays. Cette phase a mis sur le devant de la scène les entreprises alimentaires, en rappelant que se nourrir est un besoin vital. Comme dans toute crise, les entreprises ont dû faire face à des transformations de modèles, en particulier à des bouleversements de comportements et de demandes des circuits de distribution et ainsi répondre à des challenges majeurs :

  • garantir la sécurité sanitaire et la santé de leurs salariés, gérer les peurs avec une forte pression sociale,
  • permettre la continuité de fonctionnement de la filière, des approvisionnements par les fournisseurs jusqu’à la gestion des transports en aval,
  • s’adapter à une modification très marquée de la demande, avec des pics d’activité pour certains produits ou marchés et des ralentissements, voire même des arrêts, pour d’autres, un véritable casse-tête pour les organisations,
  • assurer l’activité par la présence des compétences nécessaires sur site, la mise en place du télétravail lorsque c’était possible…, un vrai challenge au plan humain.

 

Bref, une gestion de crise exceptionnelle avec des enjeux humains, sociaux et financiers remettant en question, à l’heure du déconfinement et de la reprise progressive de l’activité économique, la stratégie même des entreprises en place il y a encore 3 mois.

 

Et pourtant, en moyenne, après le secteur de la pharmacie, c’est celui de l’agroalimentaire qui a le mieux résisté, avec une perte de CA estimée à 22%. Le baromètre de l’ANIA indique que plus de 70% des entreprises ont connu une baisse de CA, et même supérieure à 50% dans 22% des cas, donc des situations très disparates selon les entreprises.

Globalement, les TPE et PME ont été les plus impactées.

Les marchés de la RHD ont été sinistrés, touchant directement les entreprises qui les fournissent, sans oublier les grossistes et autres intermédiaires.

La rentabilité des entreprises a donc été significativement dégradée, avec de surcroît des hausses des coûts de production, de matières premières, de logistique, des coûts additionnels liés à l’acquisition d’équipements de protection individuelle et de sécurité sanitaire.

 

Il faut aussi souligner la grande maîtrise de l’absentéisme dans le secteur alimentaire grâce à une forte solidarité des salariés et à leur prise de responsabilité. Cela a été essentiel pour assurer un taux d’activité des entreprises en moyenne de 75% pendant la période de confinement.

 

Aujourd’hui, les entreprises, même si elles ont annulé ou retardé certains investissements et projets, restent motivées et résolues par rapport à leurs objectifs de développement, notamment en termes d’accompagnement des transitions écologiques et numériques et de modernisation des outils industriels.

Mais un plan de soutien, de relance de la politique industrielle par les pouvoirs publics est jugé indispensable pour permettre à toutes les entreprises de s’en sortir et de se développer.

C’était d’ailleurs l’objet d’un échange avec la Région avant la tenue de notre AG. Cela a permis de recueillir les premières propositions d’actions, que nous avons consolidées depuis dans un véritable plan de rebond de la filière, dont la vocation est de fédérer les entreprises alimentaires régionales et leurs partenaires, avec l’appui de la Région et de l’Etat, autour d’un même objectif de préservation de l’emploi et du tissu économique régional dans sa diversité, de reconquête de la souveraineté alimentaire, d’amélioration de la compétitivité de la filière et d’accélération de sa transition numérique et écologique.

 

LIGERIAA reste plus que jamais mobilisée à vos côtés pour vous accompagner dans cette période de reprise.

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